»  Il y a 58 messages dans les forums.
 
Cette page regroupe toutes les contributions aux forums des articles et brèves du site et indique les derniers messages postés. Les titres des articles et brèves auxquels se rapportent les contributions permettent d'en afficher les pages pour en relire le contenu.
 

Programme de travail du Groupe ETHIQUE
  • Fondements éthiques de la construction européenne
    5 septembre 2008 [16:06], par giustpo
    Messieurs, Mesdames, J’ai lu dans le site du Forum permanent de la société civile qu’un groupe de 6 membres du FORUM prépare, sous la conduite de Daniel Spoel, un ouvrage de réflexion sur les fondements éthiques de la construction européenne. Je prends la liberté de vous signaler un ouvrage sur l’éthique que j’ai écrit à l’intention des fonctionnaires européens et qui, dans son chapitre 3, traite précisément de ce sujet. Vous pouvez le commander gratuitement en EN et en FR via l’EU Bookshop (search : "Ethics Matters"), ou bien le consulter online (en FR) en suivant le lien ci-dessous. Avec mes salutations les meilleures, Paolo Giusta

 

Quel sera notre programme d’action ?
  • A propos du groupe-projet "BUDGET"
    15 avril 2008 [15:36], par Philippe D. GROSJEAN, Bruxelles

    Pour illustrer ce que devrait faire la société civile européenne pour intervenir dans le débat budgétaire, lisez le communique de presse ci-dessous concernant le Réseau Transeuropéen des Transports (RTE-T). Voilà un exemple d’incohérence des Etats membres que la société civile ne peut plus se permettre de laisser passer sans réagir !

    QUOTE

    De : Gilles savary, vice-President de la commission parlementaire des transports

    Bruxelles, le 21 novembre 2007

    Communiqué de presse Réseaux Transeuropéens de Transport : la Commission remet sa copie !

    Le commissaire Jacques Barrot a tenu parole en soumettant en priorité aux parlementaires européens la programmation pluriannuelle 2007-2013 ainsi que la programmation pour l’année 2007 des crédits européens de financement des réseaux Transeuropéens de Transport (RTE-T).

    Ce faisant, il s’est livré à un exercice de transparence et de vérité sans précédent, qui marque un incontestable progrès dans la gouvernance de l’Union et devrait constituer un exemple à suivre par les Etats membres.

    Les projets de financement retenus par la Commission confirment ses orientations, dans un contexte particulièrement délicat, de gestion de la pénurie budgétaire organisée par les Etats membres :
    - En premier lieu, cette programmation révèle le paradoxe éclatant des Etats membres qui ont répondu à un premier appel à projets par 168 propositions pour un montant de 11,5 milliards d’euros après avoir chichement concédé 5,111 milliards d’euros de budget pour les RTE-T pour la période 2007-2013.
    - Dès lors on ne peut que se féliciter des arbitrages rigoureux et transparents effectués par la Commission. Ils évitent un saupoudrage stérile et inefficace au profit d’une concentration des crédits sur les régions transfrontalières et les goulets d’étranglements à "fort effet de levier" sur les programmations et les financements nationaux.
    - Enfin, il faut se féliciter que la Commission européenne propose d’affecter prioritairement les financements dont elle dispose aux modes de transport les plus vertueux au plan environnemental (rail 74.2%, voie d’eau 11.5% contre 2.7% à la route).

    En d’autres termes, la Commission européenne a fait des choix cohérents et clairs, dans le cadre des contraintes budgétaires, particulièrement paradoxales, que lui ont imposé les Etats membres.

    Cet exercice difficile démontre que les ambitions légitimes de l’Europe en matière de grands travaux d’infrastructures, ne peuvent plus s’accommoder de l’aumône aléatoire des Etats et de leur contradiction qui consiste à renvoyer à l’Union "la facture sans le chèque".

    Une ressource propre durable et robuste est aujourd’hui nécessaire à la politique des transports européenne.

    Le temps est venu d’engager une réflexion, sur la base du rapport d’Alain Lamassoure relatif au "système des ressources propres des communautés européennes" et d’envisager un prélèvement "homéopathique" sur les recettes de péages ou d’accises pour l’affecter spécialement au budget européen des Réseaux Transeuropéens de Transport.

    Contact :Gaëlle Poulard, Assistante parlementaire

    ( : + 32 2 284 74 20 / +32 484 054 016

    Æ : + 32 2 284 94 20

    @ : gilles.savary@europarl.europa.eu

    UNQUOTE

 

Quel sera notre programme d’action ?
  • Suggestion sur la structuration des groupes de projet
    10 avril 2008 [13:54], par Horst Gruetzke

    Sans doute le projet du programme d’action présente une suivie logique de l’activité antérieure du Forum. Il fixe ses groupes de projet sur des problèmes devenue nécessaires quant on est déterminé à suivre la logique antérieure de la politique à assurer par le FORUM.

    Pour bien établir un programme d’action pour la prochaine période structuré surtout dans la présence de groupes de projet iI me semble plus nécessaire de réfléchir et analyser l’état du développement réel de l’Europe jusqu’aujourd’hui. Quand nous analysons l’Europe nous constatons qu’il existent maintenant plusieure réseaux se composant des Etats-nations européens et de travaillant dans différents domains : UE, Schengen, Euro, OTAN, OSCE et autres. En Europe n’existe aucun Etat ni central, ni fédéral, ni confédéral vers le quel nous pourrions nous adresser avec nos rendications. En UE nous avons démocratiquement légitimé le Parlement européen qui n’a qu’une seule tâche démocratique : controler la Commission qui a été mis à place par décision commune des Chefs d’Etats-membres. Toutes les décisions prises en UE viennent de ses Chefs d’Etats-membres qui - de leur part - ne sont démocratiquement controlé que par leurs citoyens nationaux respectivement leurs parlements nationaux.

    Etant donné qu’en UE n’existe donc ni une législative européenne ni une executive européenne - donc il n’existe aucun Etat, il s’avère illogique de revendiquer une Constitution qui est appelée à regler les relations entre l’Etat et ses citoyens. Ils n’existent en réalité pas des citoyens européens qui pourraient reclamer leurs droits d’une Etat européen.

    Aulieu de orienter nos activités essentielles à des questions inexistantes en Europe, nous devrions plutôt nous orienter sur des questions pratiquables aussi bien en Union européenne qu’en Europe en général. Par exemple : Tenant compte l’initiative de Sarkosy visant à établir l’Union de la Méditerrannée, la proposition du FORUM à l’égard des anneaux olympiques obtient un accent plus dynamique. Par exemple : Modifier les politiques inserrées dans le Traité de Lisbonne critiquées aussi bien par les Francais et les Néerlandais par leurs NON, mais réfusée aussi par des milliers de citoyens dans toute l’UE, le FORUM devrait plutôt s’occuper de l’orientation de la société civile dans les Etats-membres à forcer leurs parlements et les gouvernements à modifier leurs positions politiques à l’intéruere de l’UE. Ce sont finalement les Chefs de gouvernements qui modifieront les contenus du Traité en vigueur.

    Revendiquons pas une citoyenneté européenne qui n’existeras aussi longtemps que l’UE n’aurais pas un Etat et une Constitution. Revendiquons plus tout une participation de la société civile aux décision aussi bien de la seule institution légitimé, le Parlement européenne - mais uniquement sur des champs sur les quels le Parlement européen lui aussi soit appelé à controler : à l’égard de l’activité de la Commission mis à place par les Chefs d’Etats-membres….

    • Réponse à mon ami Horst
      14 avril 2008 [18:30], par Philippe D. GROSJEAN, Bruxelles

      Plusieurs remarques me semblent devoir être faites en réponse à ton commentaire :

      1) S’il n’existe pas encore de SUPER-ETAT EUROPEEN, il existe cependant – depuis le Traité de Maastricht (1992) – une citoyenneté européenne. C’est une citoyenneté assez particulière, en effet, parce qu’elle nous reconnaît membres "citoyens" d’une entité politique qui n’est pas un Etat souverain et que Jacques Delors a qualifié d’"objet politique non identifié". Voir à ce sujet les articles sur ce site et, plus particulièrement, l’article que Gabriel Fragnière a proposé lors de l’AGORA I de novembre 2007. Car, comme le dit très bien Gabriel, il s’agit d’une citoyenneté "trans-nationale" qui est en train d’être inventée et qui a la particularité de ne pas signifier une appartenance à un Etat-Nation spécifique, quel qu’il soit.

      2) Je ne suis personnellement pas en faveur d’un SUPER-ETAT-EUROPEEN qui chapeauterait nos Etats nationaux respectifs. Il nous appartient de construire, graduellement et difficilement sans doute, un nouveau type d’entité politique qui rassemble, à la fois, des Etats-Nations et des Etres humains individuellement et qui permette que chacun d’eux puisse rester citoyen de sa Nation.

      3) L’objectif du FORUM est de susciter une prise de conscience de la nécessité de progresser vers un tel type nouveau d’entité politique. Pour ce faire, son programme d’action est conçu pour susciter la prise de conscience par chacun de la nécessité de créer des solidarités "trans-nationales" sur des problématiques communes au delà de nos appartenances individuelles à un Etat-Nation. C’est un choix stratégique du FORUM. On pourrait, bien entendu et comme tu le proposes, choisir d’agir chacun sur nos gouvernements nationaux afin de les amener à prendre conscience de ces nécessaires solidarités. Mais, voilà, cette stratégie aurait le désavantage de donner trop d’importance à une action inter-gouvernementale, et de ne pas suffisamment miser, au contraire, sur une prise de conscience individuelle de chacun qui surmonte les visions égoïstes des gouvernements nationaux.

      Bien cordialement à toi,

      Philippe.

 

Une nouvelle étape
  • alliance des trois mers
    14 avril 2008 [16:44], par jcseche
    1.Il faudra préciser le cadre institutionnel :
    - ou bien une organisation classique dans laquelle on adopte à l’unanimité des résolutions non obligatoires ;
    - ou bien une autre Union, performante celle-la( puisque la nôtre ne l’est pas !). Le précédent avancé de la CECA est audacieux : elle était plus "intégrée" que la CEE quilui est postérieure.Les auteurs de ce projet ont apparemment renoncé à leur proposition initiale de transférer au nouveau siège des services de la Commission. 2.On peut imaginer des constructions. Il faut aussi avoir une chance d’être entendu avec un message, sans doute plus modeste, qui s’adapte à la réalité de l’époque et aux efforts des uns et des autres( de notre Union en particulier). Jean-Claude Séché

 

La Turquie doit-elle être membre de l’UE ?
  • Certains turcs pensent-ils comme moi ?
    25 mars 2008 [10:46], par Philippe D. GROSJEAN, Bruxelles

    J’avoue être conforté dans l’opinion que j’ai exposée ci-dessus en apprenant que pour le philosophe turc Mezri HADDAD, l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne serait une mauvaise chose pour l’une et l’autre. Il lui suggère plutôt de prendre l’initiative d’une «  espèce de Commonwealth turco-arabo-islamique  » comprenant les pays de l’ECO(*) mais aussi ceux du Moyen Orient arabe. Telle serait sa vocation historique d’ouvrir à la modernité l’Asie centrale et le Moyen Orient : «  Si rien n’est fait pour fédérer le monde musulman autour d’un projet humaniste, pragmatique et pacifique, il se réunira sous la bannière de l’islamisme le plus radical.  », Entretien au Journal Libération, 31 décembre 2004.

    (*) NB : L’ECO est l’organisation de coopération économique (ECO) fondée en 1977 par la Turquie, l’Iran et le Pakistan, étendue aujourd’hui jusqu’en Asie centrale et qui fixe un objectif de libre échange pour 2015 ? La Turquie peut-elle appartenir aux deux organisations, celle de l’Europe et celle de l’Asie mineure et centrale ?

    Philippe D. Grosjean.

    Le 25 mars 2008.

 

Sans participation des citoyens, il n’y a pas de solution à la crise !
  • "La participation citoyenne" une formule creuse ,mais quelle réalité... ?
    30 octobre 2007 [15:10], par Yvan Bachaud

    Bonjour,

    En France, je pense qu’il y a au moins 90% des citoyens qui ne veulent pas " participer " à la vie publique .Pas plus au niveau de la commune qu’au niveau national ou européen.

    Les Comités de quartier obligatoires dans les grandes villes sont des comités bidons qui ne correspondent en rien à ce que souhaitent les citoyens.(Je mettrais en fin de message une étude de 2003 sur le sujet.) Ils sont donc désertés et en plus souvent dans les mains du Maire..

    Il n’y aura pas de démocratie participative véritable, durable, utile tant que le référendum d’initiative citoyenne n’aura pas été PREALABLEMENT instauré à tous les niveaux territoriaux.

    Les citoyens ne participeront que s’ils savent que, si leurs propositions ne sont pas retenues ils pourront en appeler à l’arbitrage de la population concernée par la voie d’un référendum à leur initiative. Voilà quelques sondages sur le Référendum d’initiative citoyenne.

    - 82 % des Français souhaitent « pouvoir lancer des référendums sur les sujets de leur choix.. » ( Sofres pour « Lire la politique » du 12 mars 2003). http://www.sofres.fr/etudes/pol/310303_particpol_r.htm
    - 88 % des Français pensent « qu’il faudrait faire un Référendum si un nombre élevé de gens le demandent » p. 112 dans « La Démocratie à l’épreuve » Gérard Grunberg (Presse de Sc-Po)

    - 68% des Français sont pour « Le référendum d’initiative populaire, qui pourrait être demandé par 500 000 signatures de citoyens » ( BVA du 11 07.2007 pour le Figaro/LCI ) http://www.bva.fr/data/sondage/sondage_sondage/589/sondage_fichier/fichier/rapportraformeinstitutionstd915_623e3.pdf Il y a une baisse car la modalité est précisée et que le chiffre de 500.000 a pu écarter des oui qui le considère trop élevé et d’autre faible. Cette modalité est mauvaise.

    Terminons encore par une question du sondage BVA de Juillet 2007 ; « A qui accorder prioritairement de nouveaux pouvoirs ? Aux citoyens 66%, au Parlement 28% »

    « Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue » V.HUGO

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Il faut être clair . Ceux qui parlent de "démocratie participative"(D.P) ne disent jamais comment cela peut fonctionner en pratique que cela soit au niveau de la Commune ou de l’Europe.

    LA QUESTION de base est COMMENT sont prises les décisions si on fait participer élus et ong ?

    ACTUELLEMENT ce sont les élus qui décident la D.P n’est alors que la " démocratie du bavardage" C’est ce qui se passe en France et les Français ont d’autres choses à faire que de perdre leur temps dans des réunions avec les élus de tous les niveaux.

    On ne peut pas additionner dans un vote unique des voix d’élus et des voix d’associations qui n’ont pas la même légitimité, la même représentativité.

    Nous pensons que la seule solution POSSIBLE est que les décisions soient prises par les élus MAIS que les associations puissent en appeler à l’arbitrage de la population concernée. Le peuple souverain pourra alors trancher.

    Les Français veulent pouvoir DECIDER EUX-MEMES. Les autres peuples europeens aussi je suppose.. :-) # En 2007. Déclarations des deux finalistes de la Présidentielle :
    - N.SARKOZY, le jour de son investiture ( Voir la vidéo http://www.election-presidentielle.fr/ ?p=984) a déclaré que le Français est : « un citoyen qui ne veut pas renoncer,(…), ne veut plus que l’on décide à sa place, que l’on pense à sa place“ . Mais pour cela il doit disposer du Référendum d’initiative citoyenne..  Et lui refuse un référendum sur le nouveau Traité

    - S.ROYAL, après des milliers de rencontres avec les citoyens, dressait le bilan sur son site « Désirs d’avenir » et présentait plus de cent propositions. On pouvait lire : « Une nouvelle présidence » Remontée des débats Les citoyens veulent prendre la parole plus souvent et plus directement pour décider eux-mêmes.(…) »

    C’est la définition même du référendum d’initiative citoyenne…

    000000000000000000000000000000000000 EXTRAITS de l’enquête SOFRES des 12-13 mars 2003 pour « Lire la politique » http://www.sofres.fr/etudes/pol/310303_particpol_r.htm

    Question : Seriez-vous favorable ou défavorable à l’adoption des mesures suivantes pour permettre une plus grande participation des citoyens aux prises de décision politique ?

    La mise en place de conseils de quartier ayant de véritables pouvoirs de décision (comme par exemple voter un budget, décider de l’ouverture d’une crèche…)
    - Tout à fait favorable 45
    - Plutôt favorable 39 ST Favorable 84- Plutôt pas favorable 9
    - Pas du tout favorable 5 ST Défavorable 14
    - Sans opinion 2

    La possibilité pour un groupe de citoyens de demander l’organisation d’un référendum sur un sujet de son choix
    - Tout à fait favorable 40
    - Plutôt favorable 42 ST Favorable 82- Plutôt pas favorable 10
    - Pas du tout favorable 5 ST Défavorable 15
    - Sans opinion 3

    0000000000000000000000000000000000000000

    Au niveau européen ce doit être la même chose. Une concertation véritable avec les ONG en sachant que si elles estiment ne pas avoir été assez entendues, elles pourront lancer un RIC Européen d’abrogation OU de proposition.

    Le rassembelement pour l’Initiative citoyenne propose des modalités précises et concrètes de RICE… Car qund on propose un système il faut en décrire les modalités sinon cela n’est pas sérieux, c’est de la langue de bois.. :-)

    Yvan Bachaud °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    • Une vision "française et hexagonale" est-elle nécessairement la bonne ?
      22 novembre 2007 [11:10], par Philippe D. GROSJEAN, Bruxelles

      Je suis reconnaissant à Yvan Bachaud de nous donner des informations sur l’état d’esprit et l’opinion de quelques citoyens européens de France. C’est intéressant et informatif mais cela ne constitue pas des arguments déterminants pour adopter "sa" vision de la solution pour mettre en oeuvre une réelle démocratie participative.

      - Tout d’abord, même si tous les citoyens européens de France devaient avoir la même opinion sur cette question, il faut garder à l’esprit que les citoyens européens de France ne représentent que 60 millions sur 500 millions de citoyens ! Ce n’est pas déterminant. J’invite donc Yvan Bachaud à dialoguer avec d’autres citoyens européens pour écouter leur vision, écouter leurs arguments et dégager une manière commune d’aborder le problème important qu’il expose.

      - Ensuite, si la démocratie participative ou la "participation des citoyens" lui paraît être une formule "creuse", il faut reconnaître avec lui que c’est un concept qui n’est pas encore bien défini et que sur ce sujet il reste encore beaucoup de choses à examiner et à résoudre. Il suffit, pour s’en convaincre, d’examiner et de réfléchir aux différentes opinions et contributions sur ce sujet contenues sur ce seul site du FORUM.

      - Enfin, je suis assez navré de constater qu’il semble amalgamer deux concepts différents, à savoir "démocratie participative" et "démocratie directe". Et cet amalgame me semble être également empreint d’un certain dédain (pour ne pas dire "mépris") pour les "politiques", c’est-à-dire ceux qui sont nos élus et à qui - ne l’oublions pas - nous sommes censés avoir donné mandat d’exercer le pouvoir en notre nom. Même si l’on peut leur reprocher de ne pas suffisamment écouter leurs électeurs et de ne pas leur rendre compte avec suffisamment de transparence, ce ne sont pas des raisons suffisantes pour les mettre sur le côté. C’est sur ce point essentiel qu’intervient la démocratie participative : elle a pour objectif de "compléter" la démocratie représentative afin que la Démocratie (avec un grand "D") soit plus respectée. Sur ce sujet, je l’invite à lire et à réagir en particulier à deux articles sur ce site : le premier est une réflexion de Patrick Viveret et le second une réflexion de votre serviteur.

      Bien cordialement,

      Philippe D. Grosjean

      • Quelques mises aupoints sur DD et démocratie participative et 2 constats sur l’AGORA 2007
        5 janvier 2008 [19:26], par YVAN BACHAUD

        Philippe D.Grosjean a écrit : e suis reconnaissant à Yvan Bachaud de nous donner des informations sur l’état d’esprit et l’opinion de quelques citoyens européens de France. C’est intéressant et informatif mais cela ne constitue pas des arguments déterminants pour adopter "sa" vision de la solution pour mettre en oeuvre une réelle démocratie participative. Tout d’abord, même si tous les citoyens européens de France devaient avoir la même opinion sur cette question, il faut garder à l’esprit que les citoyens européens de France ne représentent que 60 millions sur 500 millions de citoyens ! Ce n’est pas déterminant. J’invite donc Yvan Bachaud à dialoguer avec d’autres citoyens européens pour écouter leur vision, écouter leurs arguments et dégager une manière commune d’aborder le problème important qu’il expose.

        Les quelques citoyens européens sont quand même 10 fois plus nombreux que nos amis belges et les score des sondages sont a plus de 80% ce qui est quand même une indication sans ambigüité en faveur de la démocratie directe à l’initiative des citoyens. Car "le recours au référendum" qui existe dans la Constitution française est approuvé par 91% des Français sondage SOFRES Le Monde du 19.11.1992 ;. Dans un livre très documenté sur la DÉMOCRATIE DIRECTE en Europe et dans le monde la tendance est évidemment la même. ( On peut le lire et télécharger gratuitement sur www.democracy-international.org ) Quel peuple pourrait-il ne pas souhaiter pouvoir lancer un référendum sur un sujet qu’il estime important ? Sur la Constitution européenne par exemple.

        Philippe D.Grosjean a écrit : Ensuite, si la démocratie participative ou la "participation des citoyens" lui paraît être une formule "creuse", il faut reconnaitre avec lui que c’est un concept qui n’est pas encore bien défini et que sur ce sujet il reste encore beaucoup de choses à examiner et à résoudre. Il suffit, pour s’en convaincre, d’examiner et de réfléchir aux différentes opinions et contributions sur ce sujet contenues sur ce seul site du FORUM.

        Le Rassemblement pour l’initiative citoyenne propose exclusivement des modification des institutions françaises : RIC, mode de scrutin,mais sur son site on trouve des modalités précises concrètes de RIC et des nouveaux modes de scrutin à tous les niveaux territoriaux.. Cela me semble la moindre des choses d’exposer ce que l’on propose,non ? Or les tenants de la démocratie participative ne nous expliquent jamais comment cela pourrait fonctionner notamment au niveau européen.

        Qui représentera la "société civile européenne" ? Des citoyens ? des associations ? désignés comment ? pour combien de temps ?

        Quels seront leurs pouvoirs ? C’est a dire ils " participeront à quoi ? Quelles seront les procédures ?

        On peut retenir deux choses de l’AGORA 2007 : 1° Sa non représentativité démographique de la société civile européenne puisque sur les 315 participants il y en avait 127 belges soit plus de 40% alors que les Belges ne représentent en gros que 2,1% de la population européenne.une surprésentation de 80 fois !

        2° Sa non représentativité également de la volonté des citoyens européens en matière de Démocratie. En effet j’ai proposé une motion au vote de mon groupe " Droits"… "wrigts" Qui était favorable au référendum d’initiative citoyenne européenne européen permettant aux citoyens de lancer en référendum pour abroger tout ou partie d’une directive ou en proposer de nouvelles en toutes matières de la compétence de l’UNION ;

        Pas une seule ONG sur 47 n’a soutenu cette proposition..Dont statistiquement # 19 belges dont surement pas mal de membres du Forum permanent de la société civile.. Ce qui au moins clarifie les choses. J’attends d’avoir les vidéos de mes interventions en plénière pour publier la liste de mon groupe. Philippe D.Grosjean a écrit : Enfin, je suis assez navré de constater qu’il semble amalgamer deux concepts différents, à savoir "démocratie participative" et "démocratie directe". Et cet amalgame me semble être également empreint d’un certain dédain (pour ne pas dire "mépris") pour les "politiques", c’est-à-dire ceux qui sont nos élus et à qui - ne l’oublions pas - nous sommes censés avoir donné mandat d’exercer le pouvoir en notre nom. Je ne fais aucun amalgame . En France , mais il est évident que dans les autres pays cela est d’un ordre comparable , il y a au moins 90% des citoyens qui ne veulent pas " participer " à la gestion des affaires publiques, il veulent seulement , pouvoir lancer un référendum décisionnel en toutes matières.C’’est bien de la "participation" que je sache à moins que cette formule soit réservée à la démocratie du bavardage ? M. GROSJEAN nous dira si pour lui le RIC est de la démocratie participative ou pas ce qui commencera à faire avancer son projet. En France où nous ne disposons pas du vote préférentiel tous les députés européens sont DÉSIGNÉS par la commission d’investiture des partis pouvant faire plus de 5% le jour du scrutin. Ce sont des professionnels de la politique qui représentent évidemment les intérêts de la caste qui les a désignés. Ils sont donc rien moins que des représentants du peuple , français en tous cas. De plus il a eu en France 60% d’abstention ce qui prouve que les Français ne sont pas dupes et ne veulent pas légitimer cette mascarade. Il étaient en revanche 70% à participer au référendum pour refuser fort justement le TCE que l’on nous ressert..

        Philippe D.Grosjean a écrit pour terminer :

        Même si l’on peut leur reprocher de ne pas suffisamment écouter leurs électeurs et de ne pas leur rendre compte avec suffisamment de transparence, ce ne sont pas des raisons suffisantes pour les mettre sur le côté. C’est sur ce point essentiel qu’intervient la démocratie participative : elle a pour objectif de "compléter" la démocratie représentative afin que la Démocratie (avec un grand "D") soit plus respectée. Sur ce sujet, je l’invite à lire et à réagir en particulier à deux articles sur ce site : le premier est une réflexion de Patrick Viveret et le second une réflexion de votre serviteur.

        Bien cordialement,

        Le Rassemblement pour l’initiative citoyenne indique clairement dans ses statuts qu’ils est pour la démocratie représentative comment pourrait il en être autrement quand 90% des citoyens ne veulent pas participer ? Un peu de cohérence s’impose. MAIS nous voulons SEULEMENT pouvoir CHOISIR nos représentant par le vote préférentiel et pour cela nous proposons des modes de scrutin a tous les niveaux territoriaux . Nous voulons aussi pouvoir les contrôler par le TRIC. C’est cela la Démocratie avec un grand D. La démocratie participative c’est aux élus de s’en occuper s’ils ne veulent pas que leur projet soit REJETÉ par un RIC..

        Je manque de temps pour aller voir et commenter l’article de M. VIVERET Mais je le note .. Nous lançons une opération nationale a l’occasion des Municipales 2008 cela est exposé sur notre site et EXPORTABLE à tous les pays… ! Cordialement Yvan Bachaud

        • AGORA 2007 : Pourquoi utiliser des arguments démagogiques ?
          28 février 2008 [15:25], par Philippe D. GROSJEAN, Bruxelles

          Yvan Bachaud écrit : On peut retenir deux choses de l’AGORA 2007 : 1° Sa non représentativité démographique de la société civile européenne puisque sur les 315 participants il y en avait 127 belges soit plus de 40% alors que les Belges ne représentent en gros que 2,1% de la population européenne.une surprésentation de 80 fois !.

          Sur quel critère est-il établi que les 127 délégués en question étaient des citoyens belges ? Je le ne sais pas et Yvan ne le précise pas. Il oublie, en particulier, de préciser que les invitations du PE ont été adressées à des associations dont les nationalités recouvraient au mieux les 27 nationalités de l’Union. Chacune des ces associations était libre de désigner la personne physique qui la représenterait à l’AGORA et il est très vraisemblable que beaucoup d’entre elles ont désigné une des personnes physiques qui la représentent en Belgique et y ont sans doute leur domicile. Yvan a-t-il pris la peine de vérifier cela ? Et quand bien même il serait exact que ces 127 avaient effectivement la nationalité belge, j’invite Yvan à réfléchir au fait que ces personnes étaient mandatées par leurs organisations en provenance de tous les pays de l’Union. Je l’invite aussi à méditer cette remarque faite par un participant à l’AGORA : " Ce qui est remarquable dans cette assemblée, c’est que nous vivons concrètement notre présence dans l’hémicycle du Parlement au nom de notre qualité de citoyens européens et non pas au nom d’un savant calcul devant assurer une représentation équilibrée des différentes citoyennetés nationales. " Cette observation mérite d’être particulièrement mise en évidence d’autant plus qu’elle s’inscrit parfaitement dans la perspective d’une démocratie participative européenne qui en complète la démocratie représentative.

          Yvan écrit également : 2° Sa non représentativité également de la volonté des citoyens européens en matière de Démocratie. En effet j’ai proposé une motion au vote de mon groupe " Droits"… "wrigts" Qui était favorable au référendum d’initiative citoyenne européenne européen permettant aux citoyens de lancer en référendum pour abroger tout ou partie d’une directive ou en proposer de nouvelles en toutes matières de la compétence de l’UNION ; Pas une seule ONG sur 47 n’a soutenu cette proposition..Dont statistiquement # 19 belges dont surement pas mal de membres du Forum permanent de la société civile.. Ce qui au moins clarifie les choses. J’attends d’avoir les vidéos de mes interventions en plénière pour publier la liste de mon groupe.

          Sur les 19 belges, je ne répète pas ce qui est dit ci-dessus. Quant à leur qualité de membres du Forum permanent de la société civile, j’invite Yvan à dire sur quelle base il formule cette affirmation (pour ne pas dire accusation !). Crois-tu vraiment, Cher Yvan, que c’est en adoptant de pareils arguments que tu feras progresser le combat – que nous menons avec toi – pour plus de démocratie participative ? Tu te plais à dénigrer systématiquement tout ce qui ne vient pas de toi comme si tu prenais plaisir à prouver que les rêves que tu portes sont irréalisables et que les autres sont "nécessairement tous pourris" puisqu’ils ne pensent pas comme toi. Saches-le, ce n’est pas facile de conduire une lutte avec de pareils alliés !!

          Bien amicalement,

          Philippe

    • Un double jeux avec des chiffres - ou avec des citoyens ?
      22 novembre 2007 [12:06], par Horst Gruetzke

      Pour mettre au coins les citoyens revendiquant l’application du principe de la démocratie participative, Yvan Bachaud cite dans son texte deux "vérité" :

      - une fois il constate que "au moins 90 % des citoyens ne veulent pas "participer". Ceux-ci sont d’après sa conception de son coté, donc adversaires de notre revendication. Bravo, Il a gagné ! Au moins démagogiquement !

      - d’autre part il réclame pour son "combat" que déjà en 2003 lors d’un sondage de Sofres 82 % des Français souhaitent « pouvoir lancer des référendums sur les sujets de leur choix.. ». Bravo ! Il a gagné la bataille contre les citoyens. Mais non, ce sont pas des citoyens qu’il cite, ce sont des chiffres.

      Pourtant Yvan Bachau a quand même gagné la bataille - mais celle de la démagogie. Une foi il mette dans un coin les 90 % de citoyens ne voulant pas participer, et tout de suite il en prenne 82 % qui le veulent.

      Yvan Bachaud ! Pour nous, pour tous les observateurs - pour pas citer les chercheurs scientifiques - de la vie sociale et démocratique "lancer un référendum sur les sujets de leur choix" n’est que la "participation" de citoyens au développement de la société.

      Alors pour continuer seul - ou finalement aussi avec nous autres - votre engagement pour plus de démocratie en Europe, ne faites pas ce théâtre démagogique avec des citoyens ! Ne dites maintenant pas qu’il s’agit des chiffres !!!! Vous avez dénoncé les citoyens et les mis dans un coin. Y-allez pour les faire en vos partenaires ou supporteurs de votre engagement.

      Nous autres, nous sommes pret à coopérer avec vous pour plus de démocratie en Europe. Nous ne sommes pourtant pas des "maximalistes" dont le monde n’a eu pas besoin ni lors de la Grande Révolution en 1790, ni lors de petite révolution en 1848, ni dans la révolution russe à 1918. Une autre révolution n’a pas eu lieu. Ou pardon : il y avait une révolution mais elle a été pacifique : celle de 1989 chez nous en RDA. Nous avons gagné parce que nous n’étions pas des maximalistes.

      Horst Grützke

 

La Parlement européen manquera-t-il d’audace démocratique ?
  • Audace démocratique ? Vraiment ?
    12 juin 2007 [12:24]

    Hélas, non ! En sa séance plénière du 7 juin 2007, le Parlement européen a adopté le rapport de la Commission des affaires constitutionnelles sans en changer un iota !

    Il est assez comique - pour ne pas dire plus - que le Parlement affirme "qu’il rejettera toutes conclusions des négociations qui conduiront à une diminution des droits des citoyens, etc ….." alors que, son approbation n’est absolument pas nécessaire pour que de telles conclusions éventuelles entrent quand bien même ne vigueur !

    Quand le Parlement européen comprendra-t-il que, s’il veut VRAIMENT représenter dignement les intérêts des citoyens européens, C’EST A LUI AUSSI DE SE BATTRE FAROUCHEMENT pour que ses prérogatives institutionnelles soient à la mesure de sa mission. Si ce n’est pas lui qui se bat, qui d’autre devra le faire à sa place ? Jamais les syndicats de travailleurs n’ont obtenu d’avancées dans la défense de leurs droits sans les exiger eux-mêmes et avec détermination ! Pourquoi en serait-il autrement pour le Parlement européen !

    Philippe D. Grosjean

    Membre du Forum permanent.

 

La Turquie doit-elle être membre de l’UE ?
  • La laicité, la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la vocatio Deus
    2 février 2007 [14:13], par Horst Grützke

    Bien argumenté ce problème "civilisatoire" de l’adhésion éventuelle de la Turquie à l’Union européenne. J’estime aussi qu’il ne s’agit pas d’un "clash of culture" quant on s’imagine la confrontation des ces différentes valeurs et formes de laicité au moment de l’adhésion d’un pays musulman à l’UE. Je ne partage pas non plus l’avis que les valeurs de l’Europa soient uniquement caractérisés par le christianisme. Une telle revendication risque de mener à une sission entre les Européens qui vivaient autre fois beaucoup influences du judaisme, de l’Islamisme et aussi de l’humanisme. Mais en effet, la laicité européenne est une chose et l’état de civilisation, le laicisme y compris, en Turquie et dans beaucoup d’autres pays autour de la Méditerranée, est une autres chose. Ni meilleure, ni plus mauvaise, mais quand même une autre culture.

    Mais pour être bien réaliste et tolérant, on peut même pas parler d’une laicité "musulman" dans son état de développement en tant que conception de vie et civilisatoire. Lorsque le christianisme avait ses 1200 à 1400 ans, il est entré dans sa phase d’adulte en passant d’abord ce sinistre moyen-Age. Sans vouloir évoquer les excès religieux de ce "moyen-age" du christianisme, il s’avère constater que l’islamisme est au point d’entrer - après 1400 ans d’existance - également dans la phase d’adulte. Ce que nous vivons actuellement ressemble beaucoup de ce que les Européens avaient vecu au Moyen-Age. Je crois que ce phénomène est une développement naturelle et objectif. Chaque fruit doit passer la période de "mûrissement". Laissons donc aussi à l’Islamisme de’arriver à sa maturité.

    Parfois j’ai l’impression que même le christianisme n’est pas encore entré dans sa maturité. Aulieu d’être content de cette "valeur européenne" qui est caractérisée ausibien par laicité mais aussi par la tolérance, certain hommes et femmes politiques de l’UE revendiquent que la préambule de la future Constitution européenne soit caractérisée par la "vocatio Deus" qui vise uniquement à une reprise du pouvoir relgieux, cette fois de l’Eglise de Rome.

    Défendons donc le laicisme européenne aussi à l’intérieure de l’Union européenne pour éviter cette tendance à un fondamentalisme chrétien.

 

L’Europe - un exemple démocratique pour le monde ?
  • Est-ce que une constitution européenne peut refléter ses citoyens sans lien démocratique direct à la puissance ?
    20 juin 2006 [16:17], par kerrygoulde
    ’Europe United-Europe Unie’ est un parti démocratique sur le plan interne, dont les orientations sont votées par les membres et peuvent faire l’objet d’amendements. ’Europe Unie’ soutient la ratification du traité constitutionnel actuel en tant qu’il constitue une amélioration par rapport à l’organisation constitutionnelle actuelle de l’Union, mais considère néanmoins cette amélioration insuffisante. Nous voulons, à terme, une constitution différente qui mette en place des institutions pleinement démocratiques pour l’UE, et remplace tous les droits de veto nationaux par des votes à la majorité qualifiée. Europe Unie croit que tous les Etats européens (que nous définissons comme tout Etat membre du Conseil de l’Europe et la Biélorussie) devraient être admissibles à l’intégration dans l’UE, et que tous ces pays ont le droit de mener des campagnes en faveur d’une telle intégration. Cependant, pour préserver la nature démocratique de l’Europe, nous demandons que les élargissements dépendent du respect, par ce pays, des critères de Copenhague, d’un référendum paneuropéen sur l’intégration de ce pays en particulier, et d’un référendum dans l’Etat candidat lui-même. Europe Unie accepte des membres de tous les Etats admissibles à l’intégration dans l’UE d’après la politique d’élargissement de celle-ci.

    • Europe unie ?
      20 juin 2006 [19:18], par gruetzke

      Je viens lire ce message interessant et je me suis mis tout de suite en route pour visiter le website indiqué. Un website bien installé du point de vue logiciel. Mais pour moi - comme Européen - incompréhensible vu que tout le website ne se présente qu’en anglais. En tant que citoyen allemand j’aimerais bavarder avec d’autres Européens dans ma langue ou dans une langue habituée pour moi. Chez l’Europe Unie pas possible. Dommage !

      J’hésite à croire que l’unification de l’Europe ne pourrait se faire que par l’intermédiaire de la langue anglaise. Surtout au moment où la Grande Bretagne de Tony Blaire n’a rien à voir avec une Europe unie…

      Horst Grützke

 

LETTRE OUVERTE AU QUOTIDIEN LE SOIR
  • > LETTRE OUVERTE AU QUOTIDIEN LE SOIR
    3 janvier 2006 [23:18]

    Cher Monsieur,

    Vous me mettez en cause et c’est votre droit. J’apprécie la critique que j’estime fondatrice, pour autant qu’elle soit elle-même fondée. Je n’ai certainement pas votre érudition sur la question et je n’ai pas lu les livres que vous mentionnez. J’aimerais dès lors que vous m’expliquiez, ainsi qu’aux lecteurs de votre forum, en quoi exactement Maslow et Henderson ont contribué à « justifier le colonialisme et la supériorité des sociétés évoluées par rapport aux sociétés primitives ».

    Merci d’avance.

    Yves Kengen Bizzline

    • Réponses
      9 juin 2006 [14:40]

      Cher Monsieur,

      Maslow a une explication hiérarchique de la psychologie humaine et du fonctionnement de la société. Il place le besoin de reconnaissance au sommet de sa pyramide, il considère que les besoins sont satisfaits les uns après les autres, comme dans les hiérarchies militaires : le soldat a des besoins de soldat, le sergent des besoins de sergent, le général ceux d’un général. Depuis belle lurette, les psychologues savent que le besoin de reconnaissance se développe immédiatement après la naissance, il est indispensable pour que l’individu ait une conscience du "moi". C’est le propre de l’homme que d’avoir une conscience, de soi, des autres et de sa mort certaine. Hiérarchiser les besoins comme le fait Maslow a pour objectif de hiérarchiser l’humanité en êtres supérieurs et inférieurs. C’est exactement ce que pensaient les défenseurs de la colonisation : il y avait les colonisateurs au-dessus de la pyramides, les colonisés en dessous. Ces braves colonisés n’avaient pas de besoins "supérieurs" comme les colonisateurs, au mieux on pouvait les traiter "d’enfants". Les défenseurs actuels de la colonisation sont toujours dans ces dispositions d’esprit. Maslow a inventé sa théorie au moment ou les Etats-Unis voulaient se substituer aux colonisateurs européens et démontrer que leur "civilisation" était "supérieure", qu’ils méritaient donc plus que d’autres de dominer le monde et ils étaient animés d’un besoin de reconnaissance de leur supériorité, de leur "leadership". La théorie de Maslow n’est donc pas innocente, elle a été utilisée politiquement notamment par Walt Rostow, père de la théorie "évolutionniste" de la croissance et donc d’une hiérarchie entre les sociétés : la société traditionnelle (celle qu’on colonise), la société infante qui connaît les prémisses ou les conditions préalables du démarrage, les sociétés en développement qui ont démarré, les sociétés en progrès vers la maturité, et enfin les sociétés qui sont dans l’ère de la consommation de masse. Les Etats-Unis, vous l’avez sans doute compris, sont "la société" la plus accomplie, avec des besoins hiérarchiquement supérieurs aux besoins des autres sociétés. La pyramide de Maslow est venue épauler astucieusement cette vison dominatrice d’une partie de l’humanité sur le reste de l’humanité. Georges W. Bush ne dit rien d’autre lorsqu’il s’étonne de ce certains puissent remettre en cause l’impérialisme américain en déclarant "nous sommes tellement bons". La théorie de Maslow s’apparente donc à celle de l’ubermensch :elle a été construite pour créer des hiérarchies alors qu’il n’y a que des globalités culturelles différentes. Il est donc regrettable que d’aucuns diffusent encore cette théorie dont l’éthique est sujette à caution. Veuillez recevoir mes salutations,

      Daniel Spoel, 18/01/2006

      Cher Monsieur,

      Je vous remercie de votre réponse circonstanciée. Ainsi puis-je recevoir vos arguments, même si je ne les partage pas.

      Maslow est essentiellement vu comme un humaniste qui n¹a tenté d¹hiérarchiser les besoins de l¹homme, que dans la perspective d¹en cerner les motivations. Certes s¹agit-il de l¹homme occidental, sans doute, mais les fondements de la psychologie se basent aussi sur les comportements occidentaux… Rien dans les travaux de Maslow, il me semble, ne permet d¹affirmer qu¹il ait pu envisager de transposer ce modèle dans un projet sociétal ou politique, voire d¹en faire un dogme comme le créationnisme que vous citez. Quant à Henderson, c¹était une infirmière qui ne s¹est préoccupée que du bien-être des malades, pas d¹établir un modèle universel.

      Que d¹autres, comme le très réactionnaire Rostow dans « The Stages of Economic Growth », se soient emparés ultérieurement de leurs travaux à des fins de propagande est probable, mais peut-on le reprocher à Maslow ? Qui ose encore affirmer aujourd¹hui qu¹Einstein est responsable d¹Hiroshima ?

      Au-delà du débat purement théorique, j¹en reviens à l¹utilisation que j¹ai faite de la « pyramide de Maslow » (qui selon certains n¹aurait jamais eu cette forme dans les travaux d¹origine) dans « 2050 ». L¹intérêt de la perspective Maslow est à mon sens et dans ce cas-ci, de montrer que, tout comme l¹univers dans lequel il évolue, l¹homme est « un et indivisible » dans toutes ses dimensions, qu¹elles soient physiques, spirituelles ou «  aspirationnelles ». La pyramide de Maslow n¹est pas une hiérarchie de valeurs. C¹est une échelle chronologique d¹aspirations et de motivations dans l¹action personnelle. Ce qui explique sans doute son succès dans le marketing. Et quoi qu¹en disent les psychologues auxquels vous faites référence, dans les pays en développement, la satisfaction des besoins élémentaires tels que boire et manger passe avant toute autre considération. L¹estime de soi et le besoin d¹accomplissement sont certainement des bagages dont ces populations ont un besoin vital pour s¹en sortir, mais qui ne leur serviront pas à grand-chose tant qu¹ils n¹auront rien à manger ni pour soigner la malaria.

      Vous vous focalisez sur le fait que j¹ai cité Maslow, mais vous n¹apportez pas la preuve irréfutable que Maslow s¹est trompé ou a voulu tromper.

      N¹oublions pas non plus que l¹utilisation que j¹en ai fait était précédée d¹une phrase expliquant la nécessité d¹une vision holistique de l¹homme et de l¹humanité. Je persiste et signe donc, car ses travaux et ceux d¹Henderson, quelles que soient les récupérations qui en furent faites, ont l¹intérêt d¹être simples et accessibles à tous.

      Comme disait ce philosophe dont le nom m¹échappe (n¹était-ce pas Marx ?) : «  La philosophie n¹existe que lorsqu¹elle descend dans la rue ».

      Bien sincèrement à vous,

      Yves Kengen

      Cher Monsieur Kengen,

      Nous ne serons pas d’accord à propos de la valeur de la théorie de Maslow. Les arguments que vous utilisez sont précisément ceux qui me font combattre la théorie de Maslow et l’usage qui en est fait. A mon point de vue, qui est aussi celui de nombreux anthropologues, psychologues et sociologues, pour ne pas dire de philosophes, Maslow développe un modèle en opposition complète avec une vision holistique ou systémique de l’homme et de l’humanité, parce sa vision est instrumentale et comportementale. Il n’y a pas d’échelle "chronologique" d’aspiration, c’est exactement ce que je vous ai écrit : il n’y a pas d’évolutionnisme dans les motivations. Il y a une évolution des espèces, des connaissances (épistémologie) et une évolution dans l’ontologie. Maslow est une péripétie dans un certain courant de pensée américain. Maslow y a mis de l’évolution parce que ça l’arrangeait et que le courant de pensée américain est comportementaliste et utilitariste. Rostow a appliqué les mêmes principes "chronologiques" pour justifier sa théorie du développement et justifier la primauté des valeurs américaines. L’estime de soi et le besoin d¹accomplissement existent depuis toujours dans les sociétés africaines. Leur reconnaissance par le occidentaux, surtout les utilitaristes, est par contre inexistante. Je vous conseille à ce propos de lire "Le viol de l’imaginaire" d’Aminata Traoré. Si les occidentaux avaient plus de reconnaissance pour l’ensemble des besoins des africains et autres sous-développés, ces populations s’en sortiraient mieux, elles mangeraient, lutteraient contre la malaria (comme vous le dites) et aussi le sida. Le fait que Maslow ait autant de succès dans le milieu du marketing est une preuve de plus du caractère instrumental de sa théorie. Les gens de marketing sont les plus grands instrumentalisateurs de la planète : ils vous font prendre des vessies pour des lanternes et le Coca-Cola pour une boisson diététique. Ils ne vendent que des promesses, qui n’engagent que ceux qui les croient. Ils manipulent les cerveaux et utilisent les émotions les plus primaires pour vendre n’importe quoi. Les gens de marketing ont fait de Maslow un pape pour justifier leurs pratiques. A nouveau cela ne donne pas plus de valeur à sa théorie, sinon qu’elle est utile à écrire un cours de marketing dans lequel on va vous expliquer que ce sont les besoins des consommateurs qui sont satisfaits par le marketing, et que ces besoins se justifient par la théorie de Maslow. Or c’est totalement faux, ce sont les besoins des producteurs qui justifient le marketing et pas les besoins des consommateurs. Nous en revenons à l’instrumentalisation, à l’utilité de Maslow dans cette optique pour les gens de marketing, mais pas pour les scientifiques. Quant à Henderson, je ne la connais pas, mais c’est effectivement le rôle d’une infirmière que de soigner des malades. Meilleures salutations,

      Daniel Spoel, 19/01/2006

Derniers messages
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27/02 [13:12] test par Denise Deliège [>>>]
 
 
22/02 [09:45] Ca marche ! par Anne Marie Boyer [>>>]
 
 
14/02 [21:33] Cambodge par Cambodge [>>>]
 
 
11/01 [15:29] merci par manu [>>>]
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Accueil     |    Syndication     |    Plan du site     |    Espace rédacteurs     |    Se connecter
  Mis à jour le jeudi 12 août 2010